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lundi 9 juillet 2012

Tunisie : Quand Marzouki et Jebali reprennent à leur compte l’idée avortée du Grand Maghreb

De temps à autre, on se réveille sur l’idée avortée du grand maghreb. Un régime provisoire ( Moncef Marzouki et son compagnon ,ou patron, l’islamiste Hamadi Jebali d’Ennahdha ) en Tunisie croit possible qu’avec une décision à grand effet d’annonce, il sera celui qui fera avancer la construction de l’UMA. Une Tunisie islamiste qui voudrait devenir islamisante  ?

Meilleur cheminement vers l’islamisation, son environnement immédiat géopolitique ? Pour le moment, il n’a pu y avoir ni un Maghreb de l’économie, ni un Maghreb commercial, ni un Maghreb de la sécurité, ni un Maghreb de la défense. Il fut pendant un instant entretenu un Maghreb des rêves, un Maghreb des illusions, puis, plus rien. Face aux ambitions géopolitiques des grandes puissances, face également à la définition des relations internationales qui lient des ensembles régionaux à des pays maghrébins qui se présentent en solitaires, tout se passe comme si nos intérêts divergeaient. Le comble est que le pouvoir tunisien actuel veut commencer par donner un contenu opérationnel au rêve qui a habité le pouvoir libyen, soit le «guide de la révolution de 69».

Le défunt Kadhafi avait, dans l’euphorie des dirigeants des cinq pays maghrébins réunis à Zéralda, en présence du roi saoudien de l’époque, annoncé «victorieusement» la décision de créer la carte maghrébine d’identité qui permettra aux citoyens maghrébins de traverser de part en part les frontières comme s’ils se déplaçaient dans leur propre pays. Evidemment, c’était un rêve duquel les citoyens s’étaient réveillés très peu de temps après. Il semble que le même rêve est passé cette fois-ci vers les dirigeants tunisiens, ressuscitant du coup le guide libyen. Possible de construire ce vieux projet sans un bilan critique, sans en identifier les obstacles ? Faire croire à un Maghreb des peuples sans passer par des référendums, des institutions communes, des systèmes politiques homogènes ? Ne parlons pas encore d’une Constitution commune, d’une mise en commun des capacités économiques pour affronter la concurrence !

mercredi 27 juin 2012

Tunisie : Limogeage de Kamel Ennabli : Jebali n’était pas au courant !!


Le communiqué  publié aujourd’hui sur la page officielle Facebook de la présidence de la république selon lequel  M. Moncef Marzouki  a limogé  M. Kamel Ennabli en commun accord avec le Premier ministre M. Hamadi Jebali  a étonné plus d’un  car d’autres sources qui ont choisi de  garder l’anonymat ont indiqué que le Premier ministre ainsi que son conseiller économique ne sont pas au courant de cette décision.  Ce qui ne fait qu’aggraver les relations au sein de la Troika gravement affectées suite  à l’extradition  de Baghdadi Mahmoudi  par le gouvernement  Jebali sans l’aval du Président Marzouki. Assiste-t-on là à une revanche de la part de M. Marzouki qui a déjà brandi la menace de la démission ? Tout semble conforter cette thèse même si sa décision reste tributaire de l’Assemblée constituante qui devrait l’avaliser dans un délai ne dépassant 15 jours. Mais quand on sait que cette dernière est majoritairement dominée par Ennahdha, les vœux  de Marzouki risquent de ne pas être exaucés si aucun compromis n’a été trouvé. Les prochains jours nous le dirons car la crise ne fait que commencer.
Tunivisions

Tunisie : Hamadi Jebali « le raas el mél est jabén »


Une interview de Hamadi Jebali, chef de l’actuel gouvernement, diffusé sur TV5 et organisée par Le Monde, se diffuse en masse à travers le réseau social Facebook.

La raison n’en est point le contenu intéressant, mais bel et bien les fautes de français du chef du gouvernement : « nous avons faire », « la préparatation », « je préfère réponser en arabe », « le raas el mél est jabén » (mélange d’arabe et de français pour dire que le capital est lâche). Bref, que des perles !

Le niveau médiocre de Hamadi Jebali en français avait déjà été attesté à Monastir, lors d’une réunion avec des européens concernant le tourisme. Ceci dit, ce qui intrigue les tunisiens, c’est pourquoi est-ce qu’il tient à s’exprimer en cette langue s’il la maîtrise peu ?

Tunisie : Motion de censure contre le gouvernement Jebali


Tous les groupes parlementaires de l’opposition ont convenu de déposer une motion de censure contre le gouvernement à la suite de l’extradition de l’ex-premier ministre libyen, Al Baghdadi Mahmoudi, rapporte notre confrère Al Jarida.

Un réunion ayant groupé tous les membres de l’assemblée constituante à l’exception de ceux appartenant à Ennahdha , a décidé, après concertations, de déposer une motion de censure contre le chef du gouvernement, alors que le président de l’ANC, a invité ce dernier à une séance, demain,  sur la question.

mardi 19 juin 2012

Tunisie : Hamadi Jebali inaugure les projets de Ben Ali


Le chef du gouvernement provisoire, L’islamiste Hamadi Jbèli a inauguré, ce mardi matin, le projet d’électrification de la ligne ferroviaire de la banlieue-sud de Tunis (Tunis/Borj Cedria) lancé par l’ex-président Ben Ali et dont le coût est estimé à 350 millions de dinars.
Au salon d’honneur de la gare ferroviaire de Tunis ( place Barcelone, Jebali a écouté un exposé sur les composantes, les différentes étapes et le financement du projet, réalisé sur une distance de 23 km, puis est monté à bord du train pour se rendre de Tunis à Hammam-lif.

samedi 9 juin 2012

La Révolution tunisienne est comme une montagne qui accouche d'une souris


La Révolution tunisienne est comme une montagne qui accouche d'une souris ou plutôt comme si la belle au bois dormant avait accouché d'un ogre.

En effet, celle qu'on croyait être la révolution des indignés est devenue aujourd'hui synonyme de l'indignité et de l'infamie qui devrait valoir aux pilotes actuels  du pauvre rafiot tunisien  d'être d'être débarqués sans ménagement  pour les motifs suivants  : incompétences, tromperie sur la marchandise, mise en danger de la sécurité des passagres, tricherie sur leus états de service et diplômes,   crimes et complicité pour crimes de haute trahison, détournement de fonds.  Une révolution associée à l'odeur enivrante du parfum, encensée et affublée de toutes les vertus que d'aucuns qualifiaient de ghandhienne, mandélienne,  humaniste a révélé in fine un visage sombre, hideux, effrayant, méconnu en terre carthaginoise. Non seulement, on continue à utiliser les mémes méthodes héritées du passé post-indépendance mais en pire, mais également et surtout on  sert aux tunisiens un breuvage aaux ingrédients empoisonnés  en rien comprables avec les précédents : népotisme, clientélisme, dévotisme, corruption, mafia familiale ( les Ghannouchi père, fille et gendre), culte de la personnalité, esbroufe, insécurité, colonisation des mosquées,  procès en apostasie, inquisitions, appels aux meurtres des juifs et des démocrates, entraves à la liberté de travail, endoctrinement à outrance de la petite enfance, prosélytisme agressif, mise en cause du code du statut personnel, féodalisme, excision, polygamie, enrégimentement des jeunes tunisiens,  opportunisme, veulerie, affairisme, félonie, duperie, abus de privilèges, incurie intellectuelle, appels d'offres truqués, favoritisme, gabegie, mégalomanie, insécurité,  justice inféodée,  chasse aux sorcières, l'intérêt public détourné au service de l'intérêt privé, instrumentalisation de la religion ( Ben Ali était un orfèvre en la matière) etc...

Les tunisiens tellement frustrés de libertés depuis les temps immémoriaux avaient cru naïvement que la greffe révolutionnaire peut prendre corps dans un milieu global aussi hostile et allergique pathologiquement au changement ( les musulmans sont par définition des fidèles et des éternels soumis) de nature à modifier en profondeur toutes les structures sociales, politiques et culturelles du pays. Ils ont vite déchantés et restés comme tétanisés par ce phénomène de nouveauté que de peur de transgresser la volonté du Démiurge qui interdit toute forme de de rébellion assimilée par leur religion à un sacrilège ont préfère l'abandonner entre les mains des brigades de la vertu et aux exorcistes en tout genre pour les aider à l'expier de ce péché mortel. Dieu a créé les riches et les pauvres, les nantis et les démunis, les puissants et les faibles, les intellectuels et les incultes, les croyants et les non-croyants, les fidèles et les infidèles, les rebelles et les résignés, le patron et l'ouvrier, le gouvernant et le gouverné. Les hommes ne sont pas tous nés égaux en droits et devoirs. C'est Dieu et Dieu seul qui a l'immense pouvoir de modifier l'ordre hiérarchique entre les hommes. Les classes sociales ne relèvent pas d'une croyance ou conviction personnelle et définies sur le mode de production, du statut de l'appropriation du travail d'autrui et des moyens d d'organisation de l'économie sociale et dont les structures peuvent être modifiées par les luttes sociales et politiques. Dans la théologie musulmane qui elle seule détermine l'organisation hiérarchisée de la vie de la cité, tout doit rester immuable et intemporel. Selon Tahar Gaïed dans son Dictionnaire élémentaire de l'Islam:" L'inégalité des fortunes est inscrite dans la nature humaine. Les hommes se différencient les uns des autres par leur force physique, leur force de caractère, leur capacité de produire des biens matériels... Une hiérarchie dans le domaine social se forme inévitablement. Cependant, devant Dieu, la puissance matérielle ne donne aucun droit politique. L'Islam n'agrée qu'un seul critère : la piété. Ce sont les valeurs morales qui distinguent les hommes entre eux. L'individu pauvre et pieux a plus de mérite que l'individu riche mais de convictions religieuses moins fermes.


Le Coran fait état de l'existence des classes sociales ; elles sont voulues par le Créateur : " Dieu a favorisé certains d'entre vous plus que d'autres, dans la répartition de ses dons " (S. XVI, 71).

Les différences de fortune sont donc explicitement reconnues. L'inégalité matérielle a été décrétée par Dieu ; c'est Lui qui détermine la richesse des uns et la pauvreté des autres : " Dieu dispense largement ou mesure ses dons à qui il veut " (S. XIII, 26)
Inexorablement, la Révolution tunisienne ne peut se traduire dans les faits par les changements profonds escomptés. Ainsi le scénario de la rupture systémique sociale et politique auquel la Révolution tunisienne aurait dû donner lieu ne s'est pas produit et elle s'est trouvée enlisée dans son propre atavisme inhérent aux freins et interdits culturels. Fatalement, elle était condamnée à l'échec du fait qu'elle va à l'encontre des prescrits de la religion qui font obligation aux croyants de se résigner et d'accepter cette loi naturelle des choses telle qu'elle est voulue par Dieu. La révolution qui par définition est un bouleversement radical dans la vie d'un peuple accompagné par des changements sociaux, économiques tangibles se heurte aux dogmes de l'Islam qui exhortent les musulmans à ne pas céder aux chants de sirène susceptibles de le détourner du vrai sens de leur vie sur terre qui est l'adoration sans faille de Dieu et la propagation de son Message par tout moyen. Seul l'ultra-conservatisme politique et social est la seule voie possible pour aspirer à une vie meilleure dans l'au-delà. Le salut de l'âme devient leur préoccupation majeure motivant leur farouche détermination au refus des innovations et de bien-être induites par les transformations résultant des processus révolutionnaires. Changer la vie des hommes pour les inscrire dans la modernité et les remettre dans le sens de l'histoire s'avère être une mission impossible dans un environnement culturel qui fait de la résistance au changement un devoir religieux.
tunisie news

Tunisie: Rap et bières ... mènent au prison !!!

C'est à cause du rap que quatre étudiants tunisiens risquent de passer quelques mois derrière les barreaux.
Quelques bières en écoutant ha bay Hamadi ...

La troupe de Marzouki voit partout des ennemis et tire sur tous les fronts


Au vu du nombre de polémiques et de coups médiatiques dont l’origine semble être la présidence de la république, parfois clairement le locataire de Carthage en personne, il y a lieu de s’interroger sur les tenants et les aboutissants de telles pratiques : tantôt c’est un conseiller par-ci ou un collaborateur par-là ; tantôt c’est une déclaration présidentielle, personnelle ou par journaliste interposé.
On a donc eu droit à tout le cinéma autour des « symboles de l’ancien régime » ; puis c’est l’opposition qui a été traitée de tous les qualificatifs du discrédit, ensuite ce fut l’armée, après c’est le gouvernement (soudain devenu exclusivement nahdhaoui) et maintenant c’est la Banque centrale de Tunisie, en la personne de son gouverneur et de son conseil d’administration.
En tout cas, sur Hannibal TV, le président de transition (qui prépare à grands effets sa pérennité), faisant fi des limites de ses prérogatives et donc des pouvoirs de l’ANC, déclare avoir déjà décidé le limogeage du gouverneur de la BCT depuis plusieurs mois. Il y a de quoi inquiéter les tunisiens quant aux instances qui les gouvernent et peut-être aussi au comportement de certains responsables qui y siègent.
En tout cas le gouverneur Mustapha Kamel Nabli reste serein et rationnel comme il a toujours été. L’essentiel pour lui c’est que selon l’organisation provisoire des pouvoirs, le président de la république n’a pas le droit de démettre le gouverneur de la Banque centrale. De ce fait, la déclaration du président est en opposition avec la décision de l’Assemblée nationale constituante concernant l’indépendance de la Banque centrale, en opposition également avec la logique de gouvernance prônée par la révolution dans la mesure où cela consacrerait la concentration des pouvoirs.
Le gouverneur de la BCT déplore les insinuations de M. Marzouki laissant penser que la Banque centrale est sous des influences étrangères, ce qui est à la fois dangereux et inacceptable ; car, souligne-t-il, la BCT est une institution nationale qui ne tient en considération que l’intérêt national et les propos du président portent atteinte à la dignité du Conseil d’administration de cette institution.
Il a été précisé par ailleurs que, contrairement à ce qu’on ne cesse de prétendre, il n’y a aucun différend entre le gouvernement et la BCT.

Moncef Marzougui se rétracte en Suisse


Dans un entretien diffusé vendredi matin 9 juin par la radio suisse RTS, le président provisoire Moncef Marzougui s’est expliqué sur un début de polémique avec les autorités suisses sur les fonds Ben Ali.

«Je n’ai jamais accusé qui que ce soit. Au contraire, je salue l’attitude de la Suisse parmi les premiers pays à reconnaître de l’argent mal acquis et prêts à nous le restituer et je remercie les autorités et le peuple suisses», a affirmé le président tunisien.

«Simplement, voilà, nous sommes dans une situation d’urgence, les besoins sont énormes, les gens réclament du travail, nous avons besoin de ressources», a-t-il dit sur les ondes de la RTS.

«C’est peut-être une goutte d’eau dans l’océan, mais nous avons besoin de cette goutte», a-t-il poursuivi. «J’ai réclamé qu’on accélère le processus et allions voir un peu plus loin. Nous avons l’impression que la somme que nos amis suisses ont trouvée n’est que la partie visible de l’iceberg», a déclaré le président tunisien.

Fin mai, le président avait estimé que le montant bloqué par la Suisse, quelque 60 millions de francs, est «dérisoire» par rapport à ce que les banques suisses auraient réellement accepté du clan de l’ex-président Ben Ali.

Aide à la démocratie

Marzougui a souligné que seuls les Suisses ont les capacités techniques de retrouver l’argent de «mafieux qui nous ont volé des milliards et des milliards». «Ils ont les spécialistes pour nous aider à en retrouver la trace et à nous le ramener», a-t-il dit.

«C’est une aide à la démocratie tunisienne, une mesure éthique, un signal fort à tous les voleurs et un message préventif de façon à couper court au fléau de la corruption dans les pays pauvres», a conclu Moncef Marzougui.

Le président provisoire tunisien a été reçu par le maire de Genève Rémy Pagani, dans le cadre d’une visite d’amitié. Il a aussi rencontré plusieurs responsables d’organisations internationales à Genève.

Samedi, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga se rend en Tunisie pour une visite de travail jusqu’à lundi. Elle doit y négocier un partenariat migratoire qui vise entre autres à faciliter le retour des demandeurs d’asile.

Tunisie : Pourquoi migrer de la version 4 à la version 6 du protocole de l’Internet ?


La Fédération Méditerranéenne des Associations d’Internet (FMAI) propose d’organiser le 19 Juin 2012 à Tunis, une journée sur la migration de l’IPV4 à l’IPV6. «Notre but est de mieux sensibiliser les opérateurs et autres professionnels de l’Internet, ainsi que les grandes entreprises utilisant l’Internet pour leurs besoin de marketing et de vente à la nécessité de passer à l’IPV6, et leur exposer les avantages d’une telle opération » nous a affirmé, le Directeur Exécutif de la Fédération Méditerranéenne des Associations d’Internet, Tijani Ben Jemaa.

Dans une déclaration à Africanmanager, le responsable a fait constaté que les adresses IPV6 présentent d’énormes avantages à savoir une sécurité et une qualité de service renforcées grâce à l’intégration de IPsec et QoS dans la spécification de l’IPV6 au lieu d'être des ajouts ultérieurs comme en IPV4. Pour rappel, 6 Juin 2012 est la date qui a été choisie pour le lancement à l’échelle mondiale de la version 6 du protocole de l’Internet (IPV6).

vendredi 8 juin 2012

Tunisie : Jeu de ping-pong : «J’ai décidé de vous renvoyer ». «Vous dépassez vos prérogatives» !


La surprise était hier grande, lors de la diffusion du programme TV «Essaraha Raha» d’Hannibal TV, d’entendre le Président provisoire tunisien Moncef, prendre aussi brutalement part dans une forte cabale contre le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
La polémique qui avait éclaté il y a quelques mois, à propos de l’indépendance de l’Institut d’émission par rapport au gouvernement, lorsque le chef du Gouvernement provisoire tunisien Hammadi Jbali, avait voulu annexer la BCT à son cabinet. Cette polémique cachait en fait, une vraie bataille sur l’utilisation de l’outil financier pour les besoins de la politique économique du gouvernement Nahdhaoui. Ce dernier avait en effet besoin en effet fort besoin de «la planche à billet », pour essayer de créer une croissance, même factice et virtuelle comme il la nommera lui-même, par le biais de la consommation à travers l’ouverture des vannes du crédit. Le débat avait alors été tranché par l’Assemblée Constituante tunisienne qui avait arraché la BCT d’entre les mains de Jbali et confirmé son indépendance et celle de toute la politique monétaire, par rapport à la politique économique qui reste du ressort de chef du Gouvernement.
Fort de cette position, Mustapha Kamel Nabli, devenu depuis l’objet d’une vraie cabale médiatique, peut-être menée par des partisans du Gouvernement tunisien, entame un vrai bras de fer avec Jbali qui s’oblige, en homme politiquement correct, à ne faire aucune déclaration, qui affirmera en mai dernier qu’il «n’a aucun problème personnel avec Nabli» et qu’ils se rencontrent et se concertent couramment pour la convergence des politiques, économique et financière. Le bras de fer entre les deux hommes avait pourtant commencé, dés le mois d’avril, date de la présentation du programme du gouvernement devant la Constituante. Jbali y avait inclus une mesure visant «l’adoption d’une politique monétaire expansionniste et de taux d’intérêt bas dans le programme du Gouvernement». Le Gouverneur de la BCT y répond par un communiqué où on lisait que cette politique [expansionniste] «est en contradiction avec la loi qui confère à la Banque Centrale la mission de la conduite de la politique monétaire en rapport avec l’évolution de la situation économique et financière objet d’un suivi continu et rigoureux et ce, dans le cadre de l’indépendance de la Banque Centrale consacrée par la loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics». On croyait le bras de fer fini, malgré la poursuite de la cabale médiatique dont fait toujours l’objet Mustapha Kamel Nabli et les info-intox sur son départ et son remplacement par plus d’une personnalité, lorsqu’intervint, jeudi 7 juin 2012 une déclaration intempestive du président provisoire Moncef Marzouki. «Il sera changé, je l’ai décidé depuis des mois». C’est en ces termes et sur un ton plutôt fâché, que le président provisoire tunisien a parlé jeudi soir du Gouverneur de la BCT Mustapha Kamel Nabli sur Hannibal.
Le torchon brûle entre le Président et le Gouverneur de la BCT !
La déclaration, ne touchait cependant pas que la personne et le poste de Gouverneur, mais semblait vouloir remettre en cause, toute la stratégie, adoptée par l’ANC, d’indépendance de la BCT. «Nous avons besoin d’une politique économique et financière qui soit entre les mains du gouvernement», dit encore Marzouki qui minimise même, en refusant de le commenter, le prix du meilleurs Gouverneur attribué à Nabli. Bien que s’inscrivant dans le droit chemin du genre de déclarations jusque là faites par Marzouki à propos de questions échappant, par le fait du texte même de la mini-Constituante, à ses prérogatives, la déclaration en a étonné plus d’un. Marzouki, faisant état de plus en plus au média, de son obédience au gouvernement Nahdhaoui, allant jusqu’à démissionner un de ses Conseiller qui a osé le critiquer sur sa page Facebook, certains observateurs soupçonnent une «position de Marzouki dictée par le Gouvernement» qui n’a pas osé une confrontation directe avec un Gouverneur de la BCT soutenu par le secteur bancaire que le Gouvernement Jbali ne cesse d’ailleurs de critiquer et de mettre dans le collimateur de la justice.
Partant, il était attendu que Mustapha Kamel Nabli qui a été à l’écoute de la déclaration intempestive de Marzouki, régisse. Ce dernier, a cependant évité de le faire par communiqué, cherchant certainement à ne pas couper le cordon du dialogue avec le Gouvernement. Profitant ainsi de sa participation au forum de l’association des économistes tunisiens qui s’est tenu jeudi et vendredi à Hammamet, Mustapha Kamel Nabli, a estimé que «la décision de Moncef Marzouki est un dépassement pour les lois de l’Assemblée Constituante et des prérogatives de cette dernière», que «le changement déclaré [par Marzouki] s’oppose avec la bonne gouvernance et au principe de l’indépendance de la BCT, ce qui est très dangereux ! ». Nabli ira jusqu’à rappeler à Marzouki que «la loi régissant les pouvoirs publics, ne donne pas le droit au Président de la République le droit de prendre tout seul une telle décision, qui est du ressort de l’Assemblée Constituante », lui rappelant aussi qu’il ignore l’activité de banque centrale, dont les rapports sont pourtant transmis au palais de la présidence.
Nabli aura cependant l’intelligence politique, de ménager ses rapports avec le chef du Gouvernement Hammadi Jbali, disant que ses relations entre Gouvernement et BCT sont bonnes. « Je suis un gouverneur qui aime son pays et qui travaille seulement pour l’intérêt de son pays », finit-il par dire. Quand bien même voudrait-il en effet démissionner, l’acte du Gouverneur de la BCT qui serait compréhensible du point de vue de l’amour propre, porterait ainsi un coup de grâce à ce qui reste de la notation souveraine et à la confiance des instances financières internationale.
Cela clora-t-il ce nouvel épisode du bras de fer ? La coalition Gouvernement-Présidence, franchira-t-elle le pas vers une démission forcée par le biais de la Constituante que Mustapha Kamel Nabli verra le 19 de ce mois ?
Ce qui est pour l’instant certain, c’est que rien ne va plus, politiquement en Tunisie. C’est en effet, une présidence qui critique le gouvernement et lui demande de partir, malgré le rectificatif de Marzouki, un gouvernement qui gronde contre son principal allié dans la troïka et le rappelle à l’ordre et une présidence qui dépasse ses prérogative et s’immisce dans un conflit qui la dépasse.
A suivre !
Khaled Boumiz
a

Tarek Dhiab « le compétent » perd son procès

Tarek Dhiab ,ministre de la Jeunesse et des Sports, a porté plainte contre un journaliste et le directeur du journal Akhbar Al Joumhouriya et ce suite à la parution d’un article mettant en doute ses compétences en tant que ministre. En effet, dans un article paru au mois d’avril dernier, le journaliste d’Akhbar Al Joumhouriya aurait insinué que Tarak Dhiab ne dispose pas des compétences et expériences requises pour être présent aux conseils ministériels d’où son absence pendant la tenue de ces rencontres. Tarek Dhiab a indiqué que ces propos « infondés » portent atteinte à sa personne et à sa réputation. Lors de la séance d’audition le directeur du journal a expliqué que le journaliste a recueilli ces informations auprès de l’un des conseillers de Tarak Dhiab et que l’article ne met, en aucun cas, en doute les compétences du ministre. La 6e chambre pénale de la cour de première instance de Tunis en charge de cette affaire a rendu, jeudi 7 juin, son verdict dans l’affaire opposant Tarek Dhiab au directeur de l’hebdomadaire , Moncef Ben Mrad. Un non-lieu a été prononcé et l’annulation des poursuites contre le directeur du journal .

Tunisie : Une caisse noire de 1 MDT et refus de commenter les voyages de Caïed Essbssi


Au cours de son interview sur Hannibal TV, le président provisoire tunisien Moncef Marzouki a déclaré qu’il a trouvé une caisse noire d’un montant de 1 MDT, qui était entre les mains de l’ancien président. Il a aussi indiqué, avoir découvert une autre somme de 1,2 MDT au palais de Carthage et que «toutes ces sommes ont grappillés pour le compte des Tunisiens » a-t-il indiqué.
Prié ensuite, par Samir Wafi, de commenter les voyages de Béji Caïed Essebssi à l’étranger où il a rencontré Berlusconi et Walid Ibnou Talel, Moncef Marzouki a éludé la question en lui disant d’aller poser cette question à Caïed Essebssi lui-même.

Tunisie : Un dîner hebdomadaire, chaque mardi, des trois présidents


Moncef Marzouki a indiqué, en évoquant le climat de parfaite coopération entre les trois présidences provisoires de la Tunisie, qu’il dîne chaque mardi avec Hammadi Jbali et Mustapha Ben Jaafar. Selon Marzouki, ces réunions dinatoires, déterminent chaque semaine les politiques générales du pays.
Marzouki s’est à l’occasion prononcé contre des pouvoirs importants pour le Président de la République et qu’il est favorable à l’instauration d’un  régime politique mixte entre présidentiel et parlementaire. «C’est vers ce sens que nous poussons », a-t-il indiqué.